Page 1 sur 1

Tendrara premier gisement de gaz Maroc تندرارا الغاز المغربي

Publié : lun. janv. 08, 2018 11:01 pm
par etoile
Tendrara premier gisement de gaz Maroc تندرارا الغاز المغربي

Réserves gazières de Tendrara: La certification finale de l’ONHYM sera bientôt lancée

Après la publication de résultats préliminaires confirmant un potentiel non négligeable de réserves existantes par une société indépendante, l’Office national des hydrocarbures marocains va lancer une dernière étude pour déterminer le volume des réserves récupérables. Une source proche du dossier qui n’exclut pas une découverte majeure affirme que la fin du suspense est imminente.



A pied d’œuvre depuis octobre, des experts indépendants de la société «RPS Energy Consultants Ltd» ont certifié l’existence d’un volume de réserves en place dans le seul puits TE-5 de 18 milliards de mètres cubes mais il faudra attendre de voir si ce gisement est accessible pour être exploité.

Sachant que ces résultats préliminaires de la société de certification ne concernent qu’une superficie de 250 km2 sur un total de 23.500 km, l’étude semble, pour l’instant, confirmer les estimations de la société anglaise de prospection.

Depuis juin 2016, Sound Energy a foré 3 puits (TE-6, TE-7, TE-8) qu’elle présente comme très prometteurs en termes de réserves mais elle possède également les TE-1 et TE-2 forés par l’italien AGIP, TE-3 par l'ONAREP (ancêtre de l’ONHYM) et TE-4 et TE-5 par Maghreb Pétroleum Exploitation.

Dans ses communiqués post-forage, SE avait souligné qu’un gisement géant de plusieurs centaines de milliards de mètres cubes pourraient être découverts en connectant les 8 puits et en creusant d’autres.

"Les résultats de RPS ECL sont très encourageants car même s’ils restent prudents, leur verdict provisoire n’a pas démenti les estimations de SE en se plaçant au milieu de leur fourchette.

"Pour plus de sécurité, il faudra procéder à une deuxième étude technique. Cette tâche reviendra aux géologues et géophysiciens de l’ONHYM qui lancera une dernière phase de certification des réserves.

"Ce n’est qu’une fois que RPS Energy Consultants et l’ONHYM auront terminé leur certification respective qu’ils pourront confronter leurs conclusions et établir une étude économique commune qui évaluera le potentiel gazier exploitable et commercialisable.

"Toute la difficulté consistera à faire la part des choses entre les réserves en place c'est-à-dire existantes sous terre et celles qui peuvent être récupérables à la surface des puits de SE.

"Tout repose désormais sur les conclusions de l’ONHYM qui bien que peu loquace n’a jamais contredit formellement les estimations prometteuses de Sound Energy.

"Même s’il est difficile d’avancer une date pour être fixé, nous sommes à la dernière phase et le verdict est imminent", nous explique une source très proche du dossier qui requiert l’anonymat.

Interrogée à son tour, une source de l’ONHYM nous confirme le lancement "incessamment sous peu" d’une étude finale qui montrera "si les estimations de Sound Energy sont crédibles ou pas".

"L'étude sera lancée au courant du premier semestre 2018 pour une durée maximale de trois mois. Cette étude de certification permettra d'apprécier le potentiel de la zone et de le classer en différentes réserves récupérables et/ou contingentes", révèle notre source autorisée.

Selon un ancien ministre de l’Energie et des mines, le Maroc n’a jamais était aussi proche d’une découverte majeure même s’il rappelle l’expérience traumatisante du faux gisement de Talsint qui se trouve dans la même région que Tendrara.

"Les estimations de SE n’auront d’intérêt que si l’ONHYM certifie que les réserves probables du puits TE-5 révélées par les experts indépendants sont certaines c'est-à-dire récupérables en surface.

"Il faudra renouveler ce processus de certification pour chaque puits foré mais si les études prouvent que le TE-5 est exploitable, il est fort probable que ce soit le cas pour les autres mitoyens.

"Il faut rester très prudent mais je crois fermement au potentiel gazier de Tendrara. Il n’y a aucune raison scientifique que notre voisin de l’est ait des réserves et pas le Maroc car il n’existe aucune vraie frontière géologique entre nos deux pays", conclut notre interlocuteur qui ajoute, qu’un jour ou l’autre, le Royaume finira par trouver un gisement important de gaz voire même de pétrole.

https://www.medias24.com